Synthetic happiness (sic)

Publié le par Malgven

   Mais non je suis pas accrochée à mes stats... ben si un peu quand même. Bon heureusement il y a un peu des gens qui passent quand même, même si j'ai un peu l'impression d'écrire que pour moi. Pas grave, ça occupe.

   J'ai trouvé chais plus où (ah si dans un comm chez Samantdi) un lien vers une vidéo en anglais qui nous explique comment qu'on fabrique du bonheur, même si on n'a pas vraiment de raison d'être heureux (mais bon y a des gens qui savent mieux faire que d'autres, ça on avait compris). Et aussi que notre libre-arbitre "our freedom of choice", s'il est le friend du "natural happiness" est not le friend du "synthetic happiness" (qui n'a rien à voir avec les paradis artificiels, comme nous l'allons montrer tout-à-l'heure). Ouf. Même que j'ai presque tout compris chuis trop fière de moi. Bon ok j'ai un peu revu la vidéo cinq fois mais quand même. Vu que comme ça c'est un peu abscons je vais développer un peu, et même décrire une des expériences de l'équipe du monsieur (Dan Gilbert).

   Mais d'abord le synthetic happiness (qui est pourtant 100% made in human brain), c'est ce qu'on fabrique pour être heureux quand on n'a pas ce qu'on veut, ou quand on a ce qu'on ne veut pas. Et ouais. (Alors que le natural happi-ness tout le monde avait compris c'est quand on a ce qu'on veut.) Par exemple des gens qui ont été très riches, qui perdent tout, et qui sont beaucoup plus heureux après qu'avant. Ou le batteur des Beatles qui s'est fait virer et qui s'en trouve très bien.

   Donc, première expérience : Dan Gilbert (ou un des potes de sa team) demande à des gens de ranger six objets de celui qu'ils aiment le plus à celui qu'ils aiment le moins. Et puis il leur dit qu'il leur donne le numéro trois ou le numéro quatre, comme ils veulent (en fait c'était des images leurs objets, y avait pas trop d'enjeu quand même). Bon en général ils choisissent l'image numéro trois, sauf si comme moi des fois ils hésitent vachement, mais ça c'est l'objet de l'expérience suivante que je m'en vais vous décrire aussi, patience. Et si ça ne vous passionne pas hein vous pouvez zapper c'est comme à la télé même pas je le verrai. Revenons à nos moutons (nos vaches on n'a pas de moutons) : un petit peu de temps après (15 minutes ou 15 jours apparemment ça donne le même résultat), Dan demande aux gens de reclasser les six images. Les mêmes. Et ben l'image que les gens possèdent a monté en grade : si on reprend la blague du monsieur, en fait celle que j'ai elle est 'achement mieux que ce que je pensais, les autres à côté c'est peanuts. Non en vrai il dit pas peanuts mais le sens général y est. Et après il nous démontre que c'est pas de la méthode Coué ou de l'autopersuasion, c'est du real happiness, même si c'est du synthetic. Et pour le montrer il a répété l'expérience avec des gens qui souffrent d'amnésie antérograde (qui n'ont pas de mémoire ré-cente). Et là quand on leur demande de reclasser les objets, ils font pareil que les autres gens : ils upgradent leur image alors qu'ils ne se rappellent pas quelle image ils ont. Conclusion : ils ont réellement modifié leur relation affective à l'image, pour de vrai ils la préfèrent. CQFD, trop fort le Dan.

   Expérience suivante, ou pourquoi notre liberté de choix est l'ennemi du bonheur synthétique : des étudiants suivent des cours de photo, et de développement (c'est encore de l'argentique ?) ; ils choisissent les deux meilleures et les développent en grand format super bien. Mais ils ne peuvent en garder qu'une, l'autre c'est l'école qui la garde pour valider la formation. Et soit leur choix est définitif (lot 1) soit ils ont quatre jours pour échanger leur image (lot 2). Et bien les étudiants du lot 1 sont beaucoup plus satisfaits que ceux du lot 2, que ce soit 3 jours ou 6 jours plus tard. Leur photo, elle est top. Alors que les étudiants du lot 2, et ben ils savent pas si et ils se de-mandent, et ils réfléchissent. Et ils sont pas trop satisfaits. Alors même qu'ils ont définitivement choisi. Voilà.

   Je retrouve bien là dedans mon propre mode de fonctionnement, depuis que j'ai décidé que pour être heureuse, quand après moult tergiversations j'ai fini par choisir une tartelette amandine à la boulangerie , il ne faut pas que je me dise "finalement j'aurais peut-être dû prendre une barquette aux marrons". Toute une philosophie. D'accord, j'ai quand même mis trois jours à choisir mon nouveau téléphone, mais depuis que je l'ai je me dis ouah il est trop beau et je regarde même plus les autres je m'en fous le mien il est trop bien. Bon en fait dans le détail c'est pas tout à fait ça, apparemment ça marche vraiment bien quand on n'a pas la possibilité de faire machine arrière, et surtout quand on n'a pas le choix.

   Evidemment le monsieur explique tout ça bien mieux que moi, et puis il en dit plus que moi aussi, mais ce billet est déjà assez long comme ça, isn't it ?  Mais je vais le publier quand même parce que ces trucs sur le bonheur et la capacité qu'on a à s'adapter à nos conditions de vie, ça m'intéresse. Et puis pour ceux qui sont pas plus doués que moi en anglais je vous aurais évité un petit tortillage de neurones, d'autant qu'avec tout le temps que j'ai passé à écrire ça, je vais pas tout foutre à la poubelle. Allez, pour la route je vous remets le lien.

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