Et non... rien à faire (quand ça veut pas)

Publié le par Malgven

   Je m'étais dit, ces jours-ci, que je pourrais profiter de ces vacances pour me remettre à écrire. Pas parce que ce que j'écris en vaut la peine, mais parce que j'aime ça. Et puis... rien à faire, je ne sais pas quoi écrire. Même le jeu du sablier ne m'a pas inspirée. Pas vraiment. Et pourtant j'aurais quand même pu essayer !
   Hier soir grande discussion d'amies sur msn, oui avec celle qui vit aux Antilles aussi. Et c'est pas si souvent en fait. Emotions partagées, bonheur d'un côté, et humeurs sombres de l'autre... Cette discussion faisait suite à une autre, en direct celle-là : pourquoi Ruz ne manifeste pas d'enthousiasme pour les vacances quelle que soit la destination proposée. Bien sûr après tout ce que je viens de lire sur les soucis des uns et les malheurs du monde, je relativise : ce sujet n'est qu'une brindille mais qui traînait ses petits cailloux d'interrogations sans réponse. Bref je suis à peine plus avancée mais ça va mieux. Et je sais qu'il va falloir que je m'habitue, comme toujours. Je vois toujours les choses à ma façon alors que l'amour c'est aussi accepter de les regarder depuis l'autre côté... Moi qui rêvais de sirènes et de bateaux me voilà en train de me lier à un arbre aux racines profondes, et il n'y a pas que moi que ça surprend. Mais... mais la terre m'appelle aussi, et m'attache. J'ai souvent rêvé d'une maison-refuge, d'une maison-colline enterrée ou d'une cabane aérienne, sylvestre souvent et solitaire toujours. L'eau qui m'est indispensable dans ces havres rêvés est une source murmurante et claire, froide, moussue, au goût de pierre. La mer m'inspire un amour profond, un peu exalté, presque violent. Les petites rivières claires et cachées m'émeuvent, m'apaisent et lorsqu'on m'a demandé d'imaginer un jour un lieu dans lequel je serais bien, ce fut une caverne lumineuse, emplie d'eau douce baignant de grands rochers plats. Oui oui c'est récurrent aussi chez moi les grands rochers plats. Le soleil chauffe doucement la peau, il fait des taches sur le sol en jouant avec les feuilles des arbres, je marche pieds nus (toujours). D'abord la rosée dans l'herbe et puis la terre noire sous les arbres. Alors les odeurs se font plus fortes, et... chuut ne me réveillez pas tout de suite...

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