Douillette, moi ?

Publié le par Malgven

  J'étais assez rigide enfant, sur le respect des règles et le rangement des cartes postales devant les magasins (maintenant je me retiens de tout ranger en général, ou alors un tout petit peu, discrètement) ; et pas mal d'idées bien arrêtées. Ce qui a pas mal changé.

   Par exemple je me rappelle avoir dit à une amie de mes parents que je ne me teindrai jamais les cheveux, avoir dit à une amie que l'épilation au laser, très peu pour moi et m'être dit que le tatouage, ça me faisait un peu peur, et si je m'en lassais ? Toutes ces choses qui touchent à l'intégrité du corps, et pire encore qui peuvent être définitives m'arrêtaient. (Alors qu'au contraire j'ai toujours désiré me faire percer les oreilles, et que le nombril me tente depuis longtemps.)

   Je n'ai toujours pas de tatouage, toujours autant de poils et je n'ai jamais teint que dix à quinze centimètres de mes cheveux (ah oui j'ai quand même tenté une fois de les teindre entièrement, mais à part foutre du violet partout dans la salle de bains et encore plus sur la serviette de toilette, absolument rien de visible dans mes cheveux, suis trop brune faut croire ou je n'ai pas laissé assez agir) ; mais j'ai changé d'avis. En fait j'ai pris conscience que notre apparence ne reste pas inchangée, que nous grandissons, vieillissons, simplement.

   Depuis longtemps je chéris certaines cicatrices parce qu'elles sont liées à certains événements de ma vie, moi qui suis tellement dans l'archivage de souvenirs, dans la conservation iconique du passé. (Oui je me soigne.) Et parce que j'ai la chance qu'aucune ne soit horrible ni ne me défigure. J'aime en particulier la rayure à la base de mes orteils droits, reste d'une jolie écorchure sur le gouvernail couvert de coquillages du voilier sur lequel on est restés quinze jours au Vénézuela, il y a seize ans maintenant. Il y a aussi une fine ligne sur un genou, une brûlure sur l'autre, et la seule qui ait nécessité des points, à côté de l'arcade. Alors pourquoi un tatouage devrait faire peur ? Je suppose qu'il fait vite partie de soi autant qu'une petite cicatrice, et puis on s'habitue tellement à se voir avec un bijou, par exemple, qu'on est surpris un beau jour de se voir sans. Je pense qu'on s'habitue vite à sa nouvelle image de soi, simplement.

   PS : je vais beaucoup mieux, ce n'était qu'une petite baisse de forme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Valérie de haute Savoie 01/03/2011 06:37


Aucun piercing mis à part mes lobes d'oreille pour une seule boucle, pas de tatouages, mais depuis mes 16 ans je m'amuse avec mes cheveux parce que cela n'est pas irréversible.
Comme toi j'ai pour les cicatrices beaucoup de tendresse.


Malgven 01/03/2011 10:44



Je n'ai pas particulièrement envie de me faire tatouer mais je n'éprouve plus la même réticence qu'auparavant.