Rumbo perdido
Aujourd'hui j'ai du vague-à-l'âme, comme souvent ici j'ai froid et je suis seule. Je suis assise - accroupie sur la chaise et comme d'habitude mes genoux s'ankylosent et j'ai des fourmis dans les pieds. Les discussions de ces derniers jours m'ouvrent les yeux douloureusement. Je n'arrive pas à en discuter calmement, immanquablement j'enrage et me répands. C'est ridicule.
Je mesure toujours mal les difficultés de notre situation : pour prendre un peu de champ et d'indépendance nous avions décidé que nous ne resterions pas ici... mais. Mais au départ je travaillais trop loin, et puis maintenant à mi-temps ça fait moins de sous, et puis et puis et puis... en ce moment j'en ai assez, je voudrais faire bouger les choses, et je me rends compte que finalement les obstacles sont psychologiques. Je veux pourtant essayer encore, je veux au moins tenter de construire quelque chose et ne pas fuir sans combattre. Mais c'est dur et je ne suis pas forte.
Il me faut de la patience, encore de la patience.
Et puis comme toujours, "ça ira mieux demain".
Je mesure toujours mal les difficultés de notre situation : pour prendre un peu de champ et d'indépendance nous avions décidé que nous ne resterions pas ici... mais. Mais au départ je travaillais trop loin, et puis maintenant à mi-temps ça fait moins de sous, et puis et puis et puis... en ce moment j'en ai assez, je voudrais faire bouger les choses, et je me rends compte que finalement les obstacles sont psychologiques. Je veux pourtant essayer encore, je veux au moins tenter de construire quelque chose et ne pas fuir sans combattre. Mais c'est dur et je ne suis pas forte.
Il me faut de la patience, encore de la patience.
Et puis comme toujours, "ça ira mieux demain".
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