Petite pomme
Donc voilà. Je commence tout juste à envisager de faire autre chose que de m'occuper de ma ptite pomme. Je n'avais pas vraiment imaginé comment ce serait, comment elle serait. J'avais quand même un peu pensé qu'elle me prendrait tout mon temps, puisque j'avais prévu de ne rien faire d'autre. Puisque l'idée de devoir passer des IRM me stressait. (Finalement je les ai repoussées à... plus tard, allaitement et injections de gadolinium obligent, malgré la quasi absence de dangerosité.) Je m'étais demandée aussi comment je serais, moi, comme maman. Je suppose que la question reste ouverte, puisqu'il n'est pas question d'éducation pour le moment. Pour le moment, c'est juste une évidence finalement. J'ai quand même été étonnée de ne pas pouvoir me détacher d'elle à ce point. Je la garde beaucoup sur moi, ou dans l'écharpe - même si cet après-midi j'aurais bien aimé pouvoir la mettre un moment dans son berceau, vu qu'elle s'endort très bien sur moi et que c'est pas si facile de taper à l'ordi avec bébé dans les bras.
Ca fait donc quelques jours que je sors un peu plus. Au début les gens sont venus jusque chez moi dans mon coin paumé, j'ai vu ma famille, celle de Renaud, mes amis aussi. Et puis j'ai fait quelques expéditions à la PMI, chez le médecin, chez mes parents. Suis aussi allée acheter à manger, accessoirement. Cette semaine je l'ai présentée à mes collègues et je suis passée chez une copine, je me rode un peu.
Malgré tout, je n'ai pas l'impression d'avoir changé, je ne me sens pas différente. Encore heureux sans doute. Grâce à internet je m'intéresse à d'autres choses qu'aux couches et aux boutons de mon bébé - même si j'ai commandé couches lavables et faire-part ; et que ça m'a pris pas mal de temps vu que je ne sors pas beaucoup. J'ai bien envie de faire du ski, de danser de nouveau. Il va juste falloir que je me décide à la laisser, un jour. Mais pas tout de suite.