Par un soir d'été
Lundi, je fus prise d'un grand coup de blues. Alors je suis allée faire un tour du côté de mes balades adolescentes. Pas celles qui m'étaient proposées, que j'acceptais avec peu d'enthousiasme - et qui pourtant m'ont amenée à entraîner les amies avec moi par la suite.
Non. Je me suis rappelée les promenades à poney avec ma copine, le goûter sur le gros rocher au sommet duquel poussaient des arbres, une soirée à regarder les étoiles, un saut par-dessus les barbelés avec un amoureux. Et cette échappée un soir d'été après une dispute avec mes parents. J'ai enfilé ma robe longue en jean ouverte sur mon short, j'ai pris mon walkman dans la poche. En colère j'ai marché, il faisait bon. J'ai rejoint le chemin où jouait dans le soleil la poussière de si bons souvenirs. Je me suis assise dans l'herbe un moment, le temps que la nuit commence à venir.
Marcher quand je ne peux plus rien exprimer, quand j'ai les tripes écrabouillées. Au bout d'un moment je m'arrête sur le bord du chemin, parfois j'écris, et d'un coup je me rends compte que je vais mieux. J'ai déjà crié au début du petit voyage, j'ai pleuré, maintenant j'ai mal encore mais je suis plus calme.
Sur le chemin du retour ce soir-là je retrouvai mes parents partis à ma recherche. Je fus très surprise de les voir inquiets. Soulagés ils me ramenèrent à la maison sans plus d'explications, après cette fugue d'une heure ou deux un soir d'été.
Non. Je me suis rappelée les promenades à poney avec ma copine, le goûter sur le gros rocher au sommet duquel poussaient des arbres, une soirée à regarder les étoiles, un saut par-dessus les barbelés avec un amoureux. Et cette échappée un soir d'été après une dispute avec mes parents. J'ai enfilé ma robe longue en jean ouverte sur mon short, j'ai pris mon walkman dans la poche. En colère j'ai marché, il faisait bon. J'ai rejoint le chemin où jouait dans le soleil la poussière de si bons souvenirs. Je me suis assise dans l'herbe un moment, le temps que la nuit commence à venir.
Marcher quand je ne peux plus rien exprimer, quand j'ai les tripes écrabouillées. Au bout d'un moment je m'arrête sur le bord du chemin, parfois j'écris, et d'un coup je me rends compte que je vais mieux. J'ai déjà crié au début du petit voyage, j'ai pleuré, maintenant j'ai mal encore mais je suis plus calme.
Sur le chemin du retour ce soir-là je retrouvai mes parents partis à ma recherche. Je fus très surprise de les voir inquiets. Soulagés ils me ramenèrent à la maison sans plus d'explications, après cette fugue d'une heure ou deux un soir d'été.
Amorce que j'ai choisie pour ce deuxième grain de sablier givré, peut-être facile mais qu'importe ! Je courrai bientôt voir ce qu'en ont fait les autres joueurs... Quant à moi je n'avais aucune idée de ce que j'allais écrire quand je me suis décidée pour cette amorce, et même quand j'ai commencé ce billet !
Edit : l'amorce provient du blog de Zub, billet "Nostalgie"
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