Another time
Comme j'ai un week-end décalé (je bosse le samedi) je vais faire un bilan de semaine un lundi. Voire un bilan de quinze jours vu la dernière fois que j'ai publié. En fait comme d'hab j'ai écrit bon nombre de billets dans ma tête, mais pour vous c'est beaucoup plus difficile de lire. Hum. Il y en avait un qui commençait comme ça : Un matin de ciel si net après la pluie je me réveille petit à petit sur le trajet... ou encore : pour aller travailler j'ai pour le moment essayé trois chemins différents. Je mets quarante à quarante-cinq minutes pour faire entre 38 et 46 kilomètres selon les trajets, sans risque d'embouteillage que ce soit par la route escarpée du col ou celle un peu plus longue qui en fait le tour.
Ce n'est pas vraiment passionnant, on va essayer autre chose : cette semaine fut un peu rude, beaucoup de boulot etc. - Vous êtes censés à ce stade imaginer ce que recouvre cet etc. Par exemple une assistante avec une grosseur au ventre qui finit aux urgences le matin où j'ai cinq ovarios-tatouages de chatte à faire en trois heures et demi, ben la dernière fut commencée à midi, chuis pas encore assez rapide. Finalement il semble que cette grosseur (celle de l'assistante) soit un hématome, dixit l'échographiste. Le lendemain jeudi la chienne s'est subitement réveillée alors qu'il me restait un tout petit point à faire, voire même que j'aurais pu m'en passer, mais il fallait que j'arrive à la remettre en cage, quand même, j'ai donc décidé de la rendormir un tout petit peu. Le tout a été d'arriver à choper la perf pour ce faire, et du coup après j'ai refait quelques points. Mouais. Tout ça parce qu'à une heure de l'après-midi y a plus personne pour me donner un petit coup de main, et même si j'ai l'habitude de me débrouiller toute seule parfois un peu d'aide ne serait pas superflue. Une fois la sympathique chow-chow en cage le téléphone a sonné. Ah tiens il n'est pas transféré sur le répondeur qui renvoie sur le vétérinaire de garde ? Allô ? Ah ben venez à dix-neuf heures, avant je n'aurai pas le temps. Oui en hypo on réfléchit pas très bien j'ai bien dû mettre cinq minutes à lui donner le rendez-vous. Que s'il avait appelé un peu plus tard j'aurais pu le refiler à S. que j'ai bien dû appeler dans l'après-midi pour le chien de chasse, moi je voyais pas trop comment m'en occuper avant vingt heures. Remarque, ç'aurait été dommage, il était pas mal du tout le rendez-vous de dix-neuf heures, surtout les yeux. J'étais à l'heure et pour le dernier rendez-vous je suis toujours plus détendue (quand ne m'attendent pas trois chiens de chasse à recoudre comme la semaine précédente).
Le vendredi le petit kyste s'est transformé en vilaine masse adhérente et irriguée, j'ai fini ma matinée à deux heures moins dix. Et le soir il n'y avait plus de films dans la développeuse, j'en ai remis mais je n'ai jamais pu développer ma radio abdo. Pour (me) finir, j'ai mis une perf à un rottweiler dans le calme de la soirée seule à la clinique.
Le samedi, comme le mardi, fut calme. Pas de chiens de chasse (c'est pour faire une moyenne avec les huit du samedi précédent, enfin de quoi je me plains moi je n'en ai recousu qu'un seul j'étais un peu occupée). Juste assez de boulot pour ne pas avoir le temps de s'ennuyer en finissant à l'heure.
Voilà voilà, je connais un certain nombre de vétos pour lesquels toutes les semaines sont comme ça (avec parfois la nuit et le week-end en plus) moi j'en avais juste un peu perdu l'habitude. Et puis je crois que je n'ai jamais autant opéré que dans cette clinique, quand même. Je m'habitue, mais c'est vrai qu'au début je finissais mes matinées vannée. Et je ne me plains surtout pas d'avoir du boulot, attendre le client toute la journée, j'ai fait aussi et ça ne m'enchantait guère !
Finalement il semble que j'ai plus qu'explicité ce etc. Du coup je vais m'arrêter là, et aller frotter le moisi apparu sur mes chaussures stockées sous le lit (mais noon il ne fait pas humide dans la chambre, c'est pas comme si les pieds de l'armoire aussi moisissaient. Hum.)
Ptites photos de vacances :



(Photo prise sur le site www.alquezaraventura.com)


Lectures plus ou moins récentes, je me suis rendu compte que j'en avais oublié : "Le marin de Gibraltar", Marguerite Duras, "La main de Dieu", Yasmine Char (une jeune fille en robe verte qui court le long de la ligne de démarcation, à Beyrouth), "La course au mouton sauvage", Haruki Murakami (lisez lisez c'est impossible à décrire), "Les arbres se taisent", Francine Burlaud.
En cours : "Ecuador", Henri Michaux.
Ce n'est pas vraiment passionnant, on va essayer autre chose : cette semaine fut un peu rude, beaucoup de boulot etc. - Vous êtes censés à ce stade imaginer ce que recouvre cet etc. Par exemple une assistante avec une grosseur au ventre qui finit aux urgences le matin où j'ai cinq ovarios-tatouages de chatte à faire en trois heures et demi, ben la dernière fut commencée à midi, chuis pas encore assez rapide. Finalement il semble que cette grosseur (celle de l'assistante) soit un hématome, dixit l'échographiste. Le lendemain jeudi la chienne s'est subitement réveillée alors qu'il me restait un tout petit point à faire, voire même que j'aurais pu m'en passer, mais il fallait que j'arrive à la remettre en cage, quand même, j'ai donc décidé de la rendormir un tout petit peu. Le tout a été d'arriver à choper la perf pour ce faire, et du coup après j'ai refait quelques points. Mouais. Tout ça parce qu'à une heure de l'après-midi y a plus personne pour me donner un petit coup de main, et même si j'ai l'habitude de me débrouiller toute seule parfois un peu d'aide ne serait pas superflue. Une fois la sympathique chow-chow en cage le téléphone a sonné. Ah tiens il n'est pas transféré sur le répondeur qui renvoie sur le vétérinaire de garde ? Allô ? Ah ben venez à dix-neuf heures, avant je n'aurai pas le temps. Oui en hypo on réfléchit pas très bien j'ai bien dû mettre cinq minutes à lui donner le rendez-vous. Que s'il avait appelé un peu plus tard j'aurais pu le refiler à S. que j'ai bien dû appeler dans l'après-midi pour le chien de chasse, moi je voyais pas trop comment m'en occuper avant vingt heures. Remarque, ç'aurait été dommage, il était pas mal du tout le rendez-vous de dix-neuf heures, surtout les yeux. J'étais à l'heure et pour le dernier rendez-vous je suis toujours plus détendue (quand ne m'attendent pas trois chiens de chasse à recoudre comme la semaine précédente).
Le vendredi le petit kyste s'est transformé en vilaine masse adhérente et irriguée, j'ai fini ma matinée à deux heures moins dix. Et le soir il n'y avait plus de films dans la développeuse, j'en ai remis mais je n'ai jamais pu développer ma radio abdo. Pour (me) finir, j'ai mis une perf à un rottweiler dans le calme de la soirée seule à la clinique.
Le samedi, comme le mardi, fut calme. Pas de chiens de chasse (c'est pour faire une moyenne avec les huit du samedi précédent, enfin de quoi je me plains moi je n'en ai recousu qu'un seul j'étais un peu occupée). Juste assez de boulot pour ne pas avoir le temps de s'ennuyer en finissant à l'heure.
Voilà voilà, je connais un certain nombre de vétos pour lesquels toutes les semaines sont comme ça (avec parfois la nuit et le week-end en plus) moi j'en avais juste un peu perdu l'habitude. Et puis je crois que je n'ai jamais autant opéré que dans cette clinique, quand même. Je m'habitue, mais c'est vrai qu'au début je finissais mes matinées vannée. Et je ne me plains surtout pas d'avoir du boulot, attendre le client toute la journée, j'ai fait aussi et ça ne m'enchantait guère !
Finalement il semble que j'ai plus qu'explicité ce etc. Du coup je vais m'arrêter là, et aller frotter le moisi apparu sur mes chaussures stockées sous le lit (mais noon il ne fait pas humide dans la chambre, c'est pas comme si les pieds de l'armoire aussi moisissaient. Hum.)
Ptites photos de vacances :


(Photo prise sur le site www.alquezaraventura.com)
Lectures plus ou moins récentes, je me suis rendu compte que j'en avais oublié : "Le marin de Gibraltar", Marguerite Duras, "La main de Dieu", Yasmine Char (une jeune fille en robe verte qui court le long de la ligne de démarcation, à Beyrouth), "La course au mouton sauvage", Haruki Murakami (lisez lisez c'est impossible à décrire), "Les arbres se taisent", Francine Burlaud.
En cours : "Ecuador", Henri Michaux.
Publicité