Cycliste
Ô toi cycliste intolérant qui m'a apostrophée cet après-midi, gâchant ma promenade à roller, sache que je t'ai maudit et que j'ai ruminé ma colère presque jusqu'à l'arrivée. Au moins auras-tu eu le mérite de ranimer ce blog. Tu m'as sans doute oubliée à peine dépassée, moi je me suis effondrée lasse de la bagarre avec les gravillons de la route. J'avais oublié cette portion de route refaite ; et dans nos communes isolées aux voies peu fréquentées pas d'enrobé mais ces graviers impraticables. Je crois que ce coup-ci je ne referai plus de roller sur la route, en tout cas pas la boucle complète. Le découragement me guettait en fait dès avant de partir, il y a des jours comme ça où j'ai l'impression qu'on fonce dans le mur en espérant (très fort) qu'il va disparaître.
Bien. Malgré tout, il faisait un beau soleil, la température était printanière et j'ai commencé un livre aux vertus consolantes à l'arrivée, toujours au soleil. Citons-le, ce récit réparateur : Contre-visite, Marie Didier. Une gynécologue raconte patientes et autres, entre cabinet, hôpital et camp gitan.
Et si j'appelais ma copine Caféine ? Pour parler d'autre chose, par exemple.